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Licence de triathlon : ce qui change en 2019

Licence fftri copierCoût de la licence, licences étrangères de triathlon, licence triathlon pour des épreuves de course à pied... La Fédération française de triathlon travaille activement sur ces différentes questions et a d'ores et déjà programmé des évolutions pour 2019.

Entretien avec Alexandre Py, vice-président de la FFtri en charge de la vie sportive.

 

Alexandre Py annonce peu d'évolution dans la réglementation pour la pratique du triathlon en France en 2019. Toutefois, la FFtri a été très active ces derniers mois sur la question des licences et prévoit déjà une évolution de taille en 2019.

A PY fftriXL Triathlon a interrogé le vice-président de la Fédération française de triathlon pour qu'il nous dévoile les évolutions en cours et celles en gestation sur les licences sportives...

XL Tri : en 2019, les triathlètes ne pourront plus se présenter aux épreuves de triathlon organisées sous l'égide de la FFtri avec une licence américaine (Usat), par exemple. Comment expliquez-vous cette décision fédérale ?

Alexandre Py, vice-président de la FFtri : À l'heure actuelle, en 2018, il faut une licence compétition de triathlon ou un certicat médical complété d'un pass-journée pour participer à une épreuve de triathlon respectant la réglementation fédérale. En 2019, tout triathlète étranger (ou tout licencié dans un pays étranger) devra prendre un pass-journée en présentant un certicat médical valide à l'exception des pays qui auront signé une convention avec la FFtri...

C'est le cas, par exemple, de l'Allemagne, de la Belgique, du Luxembourg, de l'Espagne, du Portugal ou de la Suisse...

XL Tri : s'agit-il d'une mesure de rétorsion face à une tendance au dumping en direction de pays octroyant des licences moins chères ?

A. P. : Non. Nous ne pouvons aujourd'hui déterminer le nombre de triathlètes français licenciés à l'étranger. En revanche, un triathlète français qui va courir aux États-Unis, par exemple, devra payer l'équivalent d'un pass-journée. Qu'il soit ou non licencié en France ou dans un autre pays. Et c'est le cas dans de nombreux pays.

Aussi, la réflexion conduite au sein de l'International Triathlon Union - qui fédère les différents pays pour faire évoluer notre discipline, nous a permis de réfléchir à un système équitable. Celui-ci doit permettre au triathlète étranger licencié qui participe à nos épreuves françaises d'être exonéré de pass-journée si c'est également valable lorsque un Français, également titulaire d'une licence, court une épreuve de son pays.

Cet accord de réciprocité existe déjà pour les pays avec lesquels nous avons signé des conventions. Et si d'autres pays le demandent, nous sommes ouverts à la signature d'autres conventions... Dans ce sens, la FFtri s'est rapprochée de tous les pays limitrophes de la France.

XL Tri : certains clubs ont accepté des licenciés Usat pour protester contre le coût de la part de la ligue régionale de triathlon. Et, plus généralement, des triathlètes se tournent vers d'autres pays pour faire des économies. Quelle est la position fédérale à ce sujet ?

A. P. : Le sujet du prix des licences était encore en discussion lors du conseil d'administration du week-end dernier. Nous y travaillons avec un objectif principal. Si la part fédérale reste la même, nous souhaitons arriver à un consensus pour que la part des ligues régionales le soit aussi. L'idée étant qu'un licencié dans les Hauts-de-France, par exemple, paye le même montant (part fédérale + part régionale) que celui d'Occitanie.

Nous travaillons tous ensemble pour tendre vers cette harmonisation. Celle-ci n'a pu aboutir pour la saison 2019, mais nous espérons y parvenir pour 2020...

Évidemment, la part club dans le montant de la licence ne peut, elle, être harmonisée. La prestation des clubs varie selon qu'il s'agisse d'un club loisir avec deux entraînements par semaine ou d'un club avec un salarié qui organise trois séances par jour... C'est à chaque club d'adapter le montant de la participation pour les triathlètes qui s'y licencient.

XL Tri : y aura-t-il des modifications en 2019 sur le certificat médical à présenter pour obtenir sa licence de triathlon ?

A. P. : La règle a changé l'année dernière avec un certificat médical "sport en compétition" valable pour trois ans. Les  licenciés doivent cependant remplir un questionnaire de santé (QCM) en ligne, au moment de leur affiliation, pour préciser si leur historique médical (antécédents de maladies cardiaques, douleurs dans la poitrine, essoufflements, traitement de longue durée...) nécessitent un nouveau passage devant le médecin.

C'est la première fois cette année que nous mettons en place ce questionnaire de santé.

XL Tri : je ne pouvais clore notre entretien sans parler de la nouvelle règlementation de la FFA qui interdit désormais les licences de triathlon pour participer aux épreuves de course à pied (stade et hors stade). C'est étonnant avec les efforts fournis par la FFtri pour rapprocher les pratiques ?

A. P. : Nous sommes effectivement en contact permanent avec les fédérations d'athlétisme, de natation et d'athlétisme. Et, j'ai effectivement été étonné de découvrir comme vous cette décision sur les réseaux sociaux. Pierre Bigot, le secrétaire général de la FFtri l'a lui églement apprise par les médias alors que des échanges réguliers doivent nous permettre de partager nos pratiques.

La FFA a fait un choix. Ce que je peux dire, c'est que celui-ci doit être rediscuté avant la fin de l'année.

Nous n'étions pas non plus au courant de l'interdiction de la ceinture porte-dossard sur les épreuves d'athlétisme. J'ai posé la question pour savoir quelle en était la raison. Mais je n'ai pas encore eu de réponse.

 

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