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Altriman : retour sur la partie vélo du triathlon

PailhèresAborder les 195 kilomètres de vélo avec ses 5 000 mètres de dénivelé est pour chaque triathlète qui se lance sur cet Ironman montagneux des Pyrénées-Orientales la partie délicate pour pouvoir la terminer... Et enchaîner dans les meilleures conditions les 42 kilomètres de marathon en course à pied... en côte.

L'étude détaillée du parcours vélo de l'Altriman est donc indispensable avant d'aborder ce monument. Un donc de se préparer au mieux entre parties denses, périodes de récupération et gestion en souplesse des zones à risque...

Un seul conseil préalable : éviter de se mettre dans le rouge !

Schématiquement, le parcours cycliste de l'Altriman est composé de deux boucles. La première au départ du lac de Matemale, à la fin de la natation, fait 40 km alternant longues montées avec un faible dénivelé et quelques lacets plus tendus, et la seconde boucle de 130 km avec tous les profils de côtes et cols.

Les deux boucles sont reliées par une portion d'une dizaine de kilomètres dans la vallée, relativement plate mais exposée lorsque le vent souffle ! Cette partie plate sera faite dans les deux sens : d'abord pour rejoindre la deuxième boucle, puis à la fin de l'épreuve pour rallier l'arrivée : les Angles aux abords du lac de Matemale.

La première boucle : 40 km, beaucoup de lacets et de vigilance

 Col LloseKilomètre 1. A peine sortie de l'eau, il va falloir attaquer à vélo une portion de 4 km d'une côte toute droite avec un dénivelé positif de 200 m (D+) qui constituera la mise en train. Pignon léger conseillé pour commencer même si 2 km de plat font la transition avant d'attaquer le col de la Llose (1866 m) dont la principale difficulté est qu'il ne comprend qu'un virage en épingle sur les 3 km d'ascension pour arriver avec plus de 150 m de D+.

Derrière ce premier col, attention à la descente sur une route qui a été en partie refaite (gravillons) mais qui dans les sous-bois et des virages en épingle offre peu de visibilité. Zone à risque qui va zigzaguer en descente jusqu'à Tourol après le village d'Ayguatebia. Et une vision réellement vertigineuse nous envahit sur les sentiers découpés où on plonge complètement dans l'univers cathare. Souffler, s'alimenter et apprécier le fabuleux décor tout en restant vigilant.

AyguatebaKm 25. Arrivé en bas (sous les 1000 m), le passage de la rivière Cabrils annonce la remontée après cette longue descente de 15 km commencée après le col de la Llose. Un long faux-plat montant, sur la D4, à flan de montagne amorce la côte et se durcit progressivement. Ce sera le croisement vers Sansa (rester sur la D4 !) qui annoncera le début des lacets avec peu de pourcentage jusqu'au panneau indiquant le col de Creu.

Quoique court, Creu est certainement la principale difficulté de cette boucle. En forme d'avertissement, une petite bosse annonce l'ascenscion vers Creu. Et celle-ci se poursuit par une longue portion droite assez usante avec des dénivelés au-delà des 10 % avant d'arriver, enfin !, à un premier virage puis rapidement dans les sous-bois du col de Creu (1711 m).

remontée vers col CreuAprès ces 16 km d'ascension cumulée jusqu'au col, une descente rapide clôt cette première boucle "d'échauffement" avant de rejoindre Matemale et la D118 jusqu'à Puyvalador par la vallée, pour attaquer le début de la seconde et longue boucle. Cette liaison est probablement la seule partie du parcours où un prolongateur pourra être utile, en particulier pour s'économiser en cas de vent de face.

A mi-chemin (que ce soit à l'aller ou au retour), on peut s'arrêtre au centre du village de Formiguères pour remplir sa gourde à la fontaine sur la place ou se rafraîchir. D'ailleurs, des fontaines ponctueront dans le centre des villages les traversées. Ne pas rater celle du col de Paillhères en contrebas du village sur la gauche avant le début de l'ascension.

Deuxième boucle : 115 km, col de Port-de-Paillhères et succession de zones encaissées

QuérigutKm 60. A la fin de la D118, le circuit de l'Altriman quitte la vallée par une longue côte à flan de montagne avec un faible pourcentage. Le col atteint, la route plonge en descente dans le massif forestier pour atteindre après un rapide descente le charmant village de Querigut, et la route continue de descendre avant une bifurcation et deux belles bosses qui font monter le cardio. C'est réellement un échauffement avant d'arriver à Miajanès au pied du col de Paillhères.

Mijanes PailhèresKm 68. Un panneau annonce la couleur : 871 mètres de dénivelé positif, pente moyenne à 8,4 %, max à 9,5 % ! Tout est dit. Pas un dénivelé fabuleux mais 10 bornes de grimpette régulière où les longues lignes droites font certainement plus mal que les lacets du final. Même si ces derniers sont bien pentus. La station de ski annonce d'ailleurs les premiers lacets d'abord intermittents puis de plus en plus fréquents.

L'arrivée à 2000 mètres d'altitude devra donc se faire avec le maximum de fraîcheur. Car la descente va être rapide sur Ax-les-Thermes et laissera très peu de répit avant de remonter immédiatement cette fois-ci vers le col de Sioula (1400 m). Quoique d'un bon dénivelé dès le départ, cette longue ascension vers ce col dans une zone plus encaissée sur le versant Nord va se durcir rapidement.

Col du chioulaKm 89. Derrière Paillhères, Sioula fait mal, très mal. Et les pourcentages seront à l'approche de la fin, très relevés. Arrivée au col du Sioula, à 1431 m d'altitude. La redescente dans des lacets forestiers à vive allure permettra enfin de souffler avec la traversée de Prades puis une route marquée de peu de bosses pour rejoindre Espezel. Cette longue partie compose une partie de récupération vitale avant la suite des événements. Ce sera aussi le cas de la descente d'Espezel. Sur cette partie, vous pourrez jauger vos réserves avant de vous attaquer à un long final très très sollicitant.

Il y aura d'abord, après Espezel, la courte côte mais très raide vers Randome. Là, la stratégie tout à gauche sera de mise avec un dénivelé pas vraiment homologué ! Passée la rivière, on a d'abord affaire à un mur puis, sans pouvoir respirer, une belle côte qui se faufiile entre deux parois rocheuses pour rejoindre le plateau. Court mais dense, cette partie laisse des traces avant d'attaquer un double et terrible final...

vallée retour2En effet, la dizaine de kilomètres du plateau traversés laisse place à une rapide descente en lacets jusqu'à l'Aude. La rivière est ensuite longée sur un faux-plat descendant. Vent, concentration et énergie laissée feront de cette partie un moindre réconfort avant d'affronter les autres gros morceau de ce parcours.

Km 146. Coude de la route au-dessus de l'Aude et le circuit repart en côte avec une fausse impression de faux-plat. Les 10 prochains kilomètres jusqu'à Roquefort-de-Sault sont extrêmment sollicitants en dépit des apparences. On y retrouve de longues portions relativement droites et asséchantes, parfois collé au bitume. Les lacets précédant Roquefort cassent dans l'effort et la récupération sera relative en poursuivant plus loin l'ascension vers Le Bousquet jusqu'au col de Garabiel à 1262 m de dénivelé.

Ces 15 kilomètres de côte paraîtront très longs à ce moment de la journée et la redescente relative puisque il foudra redonner des coups de pédalles au niveau du col de Moulis offrira peu de récupération en arrivant sur l'Aude à Escouloubre (1000 m d'altitude).

CarcannièreKm 164. Pourtant l'attaque des lacets serrés à flan de roche sur la difficile côte de Carcanière réclamera un renouveau d'énergie et de puissance. Pas très longue (3 km), l'escalade fera monter le cardio en flèche. Un vrai bonheur pour les gros grimpeurs qui auront encore du jus et des jambes. Mais il ne faudra pas y laisser trop de plume. Car la montée se prolonge vers Quérigut, déjà passée plus tôt dans la journée, et il faudra remonter le long de la rivière puis à travers les bois jusqu'au dernier col annonçant la redescente toute droite vers la D 118 qui conduira au lac de Matemale.

Km 184. Là, ce ne sera pas fini. Les 1400 m d'altitude en arrivant sur la départementale, il faudra terminer la dizaine de kilomètres du parcours avec soit un vent de face, soit un vent de dos. Dans ce deuxième cas, la pente légère passera presque inaperçue. Mais, à l'inverse, les prolongateurs pourront être d'un petit réconfort pour rejoindre le parc à vélo.

Km 195. Vous l'avez fait. C'est une première victoire. Maintenant vous attendent la boucle (aller en côte et retour) du marathon avec l'essentiel du dénivelé concentré sur une quinzaine de kilomètres. Bonne chance !