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Triathlon de Deauville 2014 : reconnaissance du parcours vélo

Le parcours cycliste du triathlon de Deauville est une véritable carte postale qui vous permettra de  découvrir les plus beaux paysages de la Normandie : chaumières en toit de chaume, haras, prairies peuplées de vaches et de chevaux, traversée de sept villages augerons typiques, vues plongeantes sur la mer…

Mais attention, ce parcours n’a rien d’une balade de santé. La boucle de 30 km est très technique et tout en relance.

La première difficulté arrive très vite après 2 km de parcours avec la fameuse côte de Saint Laurent (15 % de dénivelé sur 1km). La descente vers Saint-Arnoult est ensuite très technique. À peine le temps de récupérer que c’est la longue côte de Beaumont-en-Auge qui se profile, puis celle de Benerville-sur-Mer avant la plongée finale et le retour vers Deauville par l’hippodrome de Clairefontaine. La boucle est bien évidemment à effectuer trois fois pour les participants du Longue Distance.

Pour la carte postale, je suis d’accord ! Le parcours est magnifique et le sera d’autant plus au mois de juin : encore faut-il pouvoir le savourer.

Je m’élance donc sur le circuit après un échauffement de 50 kms de l’emplacement du parc à vélos. Il faudra très vite s’hydrater car la côte de Saint-Laurent, elle, arrive super vite et c’est une vraie grosse patate. Attendez-vous à être scotché(e) à 10 km/h et limite monter en travers si vous n’avez pas les bons développements. 1 km, avec une première partie à 10 % qui fait monter le cœur puis un vrai mur à plus de 15, c’est très long. Je suis parvenu à monter assis, mais sincèrement, il faut une sacrée bonne dose de puissance.

En haut, point de répit, puisque c’est un léger faux plat montant sur 2 km où il faudra être capable de remettre la gomme. Un virage à gauche et on amorce la descente, technique ,et où il n’est pas nécessaire de pédaler. En bas, virage à droite et nous abordons une phase de transition de presque 7 km où il est possible de se mettre en position aéro.

C’est vallonné, mais ça passe sans souci sur le grand plateau pour les costauds dans les portions montantes. Il y a vraiment moyen d’envoyer et de faire des écarts, mais attention à ne pas se mettre dans le rouge… Pour les moins entraînés, il vaut mieux en profiter pour récupérer avec la côte de Beaumont-en-Auge.

L’approche en trompe l’œil est dangereuse, c’est du 3 %, ça passe grand plateau, mais ça brûle les cuisses. La vraie côte fait un bon km à 7 % où je vous conseille de mouliner car la boucle est loin d’être terminée.

Nouvelle période de transition de 4,5 km. La descente qui suit Beaumont-en-Auge est très courte, un demi-kilomètre, et est suivie de deux coups de cul qui passent grand plateau pour peu qu’on en ait encore dans les cuisses. Au troisième tour, j’ai quelques doutes…

La « vraie » descente arrive enfin. 3,5 km où on pense pouvoir récupérer. Mais, en fait, pas tant que ça, le revêtement est pourri et la route est même défoncée à certains endroits. Franchement, j’ai trouvé le passage limite, et il y a de nombreuses crevaisons chaque année.

On enchaîne directement avec la dernière bosse, celle de Bénerville qui permet de contourner le Mont Canisy et revenir en bord de la mer. S’attendre à deux bons kilomètres avec de brefs passages à plus de 10 %. Pas facile l’histoire. Faire attention au début de la descente puis on plonge sur Deauville sur une belle route rectiligne où il n’est pas nécessaire de pédaler.

Et enfin, du plat, avant de repartir pour un tour !

Vous l’aurez compris, le parcours vélo va laisser des traces et ne n'offre pas beaucoup de répit. Personnellement, je mettrai 50*36 et 12*28. Le 50 pour rester grand plateau dans les phases de transition, le 36 car le 34 n’est pas justifié avec des pentes certes raides, mais courtes.

Si certains n’ont pas le choix et doivent rester avec un 39, mettre un 27 au minimum, ou même 29 mais de toute façon s’attendre à souffrir le martyre dans la côte de Saint-Laurent. Chaque année il y en a qui montent à pied pour vous donner une idée, et le pote qui m’accompagnait en 39*27 pourtant grimpeur avec 61 kilos (je lui en rends 10) a été incapable de suivre mon rythme pourtant pas bien élevé. Celui qui a fait le 4ème temps vélo l’an passé, et que je connais un peu, avait 39*25 et c’est selon lui le minimum.

Je déconseille fortement les roues en carbone et à boyaux, ou alors prendre quelque chose de résistant. De mon côté, je mettrai les Ksyrium sl avec des pneus solides type Pro4 endurance.

Le vélo de tri, je crois qu’on peut l’oublier. Le prolongateur n’a pas non plus grand intérêt, ou alors un petit, vraiment pour dire…

Pour faire 3 heures sur ce parcours, faut vraiment pas faire semblant…

Pour la petite histoire, je suis retourné dans le coin hier et j’ai abordé la côte de Saint-Laurent avec 60 km tout en ayant voulu faire le guignol (ça m’apprendra à vouloir faire le beau en décembre) dans une côte de 3 bornes montée grand plateau malgré des passages à 9 % juste avant, ben croyez moi, ça fait tout drôle et j’ai été incapable de relancer en haut dans le faux-plat montant, les cuisses carbonisées.

J’aimerais bien mettre ça sur le compte de la fatigue avec un bon cycle de 11 jours et 34h d’entraînement dans les trois disciplines (92 % endurance, 6 % seuil, 2 % de PMA), de la période car je suis clairement à court de forme, mais ça reste un triathlon exigeant que la càp plate permettra de compenser si on a réussi à en garder un peu sous le pied…